Le secteur des mutuelles s’engage sur l’alternance

La reconversion ou la promotion par alternance, dite Pro-A, permet à certains salariés d’associer des périodes de formation et des périodes en entreprise d’une ou plusieurs activités professionnelles en relation avec les qualifications recherchées.

Les partenaires sociaux de la branche mutualité ont décidé de s’emparer d’un des dispositifs présents dans la loi sur l’avenir professionnel de septembre 2018.

L’Association nationale des employeurs de la mutualité (Anem) se met à la page sur la réforme de l’alternance.

Le 13 décembre dernier, l’unique organisation d’employeurs représentative au sein de la mutualité et l’ensemble des organisations syndicales représentatives de la branche (CFDTCGTForce ouvrièreCFE-CGC) ont signé un avenant à la convention collective de la Mutualité relatif à la reconversion ou promotion par alternance, communément appelée Pro-A. Ce nouveau dispositif, apparu avec la loi Avenir professionnel du 5 septembre 2018, remplace la période de professionnalisation dans les entreprises. Il a pour objectif de permettre à un salarié en CDI, soit de changer de métier ou de profession, soit de bénéficier d’une promotion sociale ou professionnelle par des actions de formation ou la validation des acquis de l’expérience (VAE).

Accompagner la mutation du secteur

Au sein de la branche de la mutualité, cet accord collectif établit la liste d’une centaine de certifications professionnelles désormais éligibles au nouveau dispositif créé par la réforme de la formation professionnelle, et entrée en vigueur le 1er janvier 2019. Cette signature « témoigne de l’attention que les employeurs de la mutualité portent à l’accompagnement des salariés mutualistes dans un contexte de fortes mutations », indique la présidente de l’Anem, Marie-Pierre Le Breton.En effet,« les mutuelles et unions mutualistes connaissent de profonds changements qui concernent autant l’activité assurantielle que l’activité sanitaire et sociale », ajoute Céline Loiseau déléguée générale de l’Anem. Pour l’organisation d’employeurs, au regard des études prospectives de l’Observatoire de l’emploi et des métiers en mutualité (OEMM), ces transformations sont dues notamment à l’impact du numérique sur les relations avec les adhérents ou les patients et, d’une manière générale, sur la pratique des métiers. « Les mutations trouvent aussi leur origine dans la stratégie de développement des acteurs mutualistes qui vise à offrir un véritable parcours de vie. Cela induit une diversification accrue des services assurantiels, sanitaires et sociaux », poursuit Céline Loiseau.

A noter que la mise en oeuvre concrète des certifications éligibles à la Pro-A au sein de la mutualité est désormais suspendue à la décision d’extension de l’avenant par le ministère du Travail, conformément aux dispositions de l’ordonnance du 21 août 2019, qui prévoit que les branches professionnelles définissent dans un accord de branche les certifications visant à accompagner la « forte mutation de l’activité ».

Source : argusdelassurance.com