Renégociation de crédit immobilier et d’assurance emprunteur

Grâce aux taux bas et à la nouvelle concurrence sur le secteur de l’assurance emprunteur, les quelque 30,8 % des Français qui remboursent un prêt immobilier ont la possibilité d’économiser plusieurs milliers d’euros. Voici comment.

Renégocier son crédit

Avec des taux d’intérêt toujours faible, ça vaut encore le coup pour ceux qui ne l’ont pas déjà fait ces trois dernières années. Attention, en France, les taux des crédits immobiliers sont – généralement — fixes. Rien n’oblige donc votre banquier à obtempérer. Mais si vous lui mettez sous le nez une proposition mieux-disante d’une banque concurrente, il fera certainement un geste, voire s’alignera.

Si ce n’est pas le cas, le recours au rachat de crédit s’impose. Il s’agit de changer de banque. Entraînant des frais (3 % du capital restant dû ou 6 mois d’intérêt), cette opération n’est rentable qu’à certaines conditions. « Il faut être dans le premier tiers de remboursement de son emprunt ou disposer encore de 50 000 voire 100 000 € de capital à rembourser », explique Sandrine Allonier, directrice des relations banques du courtier Vousfinancer.

Autre point à regarder : la différence entre son taux d’intérêt et ceux du marché. « Il faut un écart de 0,7 à 1 % et prévoir de garder son emprunt pendant encore au moins deux ans », souligne-t-elle.

Changer d’assurance emprunteur

Réclamée par la totalité des banques prêteuses, l’assurance emprunteur rembourse à votre place l’établissement financier en cas de décès ou d’invalidité. Elle représente une part importante du coût total du crédit (souvent aux alentours de 20 %). Depuis janvier, l’emprunteur a la liberté d’en changer.

« Cela peut être intéressant pour les moins de 40 ans dont le taux actuel est supérieur à 0,25 %, explique Maël Bernier, porte-parole du courtier Meilleurtaux.com. Il est possible de diviser le coût de l’assurance par deux. En moyenne, les économies sont entre 5000 et 7000 € par emprunteur. »

Le changement n’est possible qu’une fois par an, à la date anniversaire du contrat. « Nous conseillons d’anticiper, de commencer à chercher un contrat alternatif trois mois avant la date anniversaire du prêt », poursuit-elle. Pour ne pas subir de refus de la part de la banque, le client doit présenter une offre d’assurance aux garanties équivalentes à celles qu’il avait jusqu’ici. Ce signalement doit être fait, dans les délais, par écrit, et envoyé en lettre recommandée avec accusé de réception. La banque a dix jours pour notifier son refus, faute de quoi le contrat est considéré comme accepté.

Source: leparisien.fr/economie/immobilier/